Achetez des arbres en ligne !

Aux arbres, et caetera est sur Ulule

Vous pouvez désormais acheter votre arbre sur la plateforme de financement participative Ulule. Nous avons 1 mois pour financer 100 arbres au prix de 10€ l’arbre. Nous comptons sur vous ! N’hésitez pas à relayer cette information auprès de vos amis, de vos collègues, de votre famille… ainsi que sur les réseaux sociaux. Si vous préférez renvoyer le coupon ci-dessous par courrier, ça marche aussi ! Leur plantation aura lieu le samedi 4 novembre.

aux-arbres

Balade gourmande – réponses quizz

Réponses Quizz :

1 – Entre les écluses 28Y et 29Y, vous remarquerez face à face, 2 étranges appareils métalliques semi-immergés. De quoi s’agit il ?

Les “échelles à gibier”. Avec les palplanches, le gibier (svt des chevreuils) qui tente de traverser le canal à la nage, se trouve coincé dans le canal, ne pouvant pas remonter sur la berge opposée, trop haute et abruptes

2 – D’où provient l’eau du canal ici ?

A part quelques ruisseaux détournés (autrefois affluents de l’Armançon), ce sont les réservoirs de Cercey et de Grosbois qui fournissent l’eau au canal dans la vallée de Marigny.

borne

 

3 – A l’écluse 37Y, il y a une grosse borne. Que signifie t elle ?

 

120 km de la Saône (K pour km et S pour Saône )

 

4 – Combien d’écluses le Canal de Bourgogne comporte-t-il ?

 

189

 

5 – Le volume d’eau consommé pour écluser un bateau de 19 m est il le double de celui nécessaire pour une Freycinet (grosse péniche de 38 m) ?

Le volume d’eau consommée a chaque éclusée est strictement identique que l’écluse soit vide ou pleine de bateaux. Le volume d’eau évacué est en fait la hauteur de chute de l’écluse (env 2,5 m) multiplée par son format (40 x 5 m), soit environ 500m3. Cette consommation peut paraître importante, mais elle est en fait mineure par rapport à d’autres pertes : l’évaporation, les fuites, la soif des arbres, et le sur-débit nécessaire pour maintenir à niveau tous les biefs.

6 – Combien de vélos passent ici chaque année ?

L’éco-compteur le plus proche (Fain les Montbard) enregistre chaque année autour de 8000 passages de vélos. 120 000 à Plombières.

 

7 – Combien de bateaux passent ici chaque année ?

 

Environ 300 bateaux franchissent chaque année la vallée de Marigny. On est a plus de 2000 aux extrémités (Migennes et St jean de Losne)

Balade gourmande 25 juin – programme et inscription

Balade  gourmande (15 km) dans la Vallée de Marigny en Pouillenay et Marigny-le-Cahouët

Déjeuner au bord du Canal d’Écluse en Écluse
Passage par le vide-greniers de Chassey

Tarifs : 20€ / adulte, 10€ / enfant -10 ans (apéritif, entrée, plat, fromage, dessert, café et vins compris)

Animations pédagogiques autour du canal

Départ à partir de 10h45 près du Port de Pouillenay

Cette journée sera aussi l’occasion de parrainer un arbre et de participer ainsi au reboisement des berges du Canal (financement très prochainement possible en ligne via la plateforme Ulule). Parrainez un arbre pour 10€ !

Inscription à la balade
(nombre de places limité)
Infos : 06 44 29 96 89

Organisé par l’Association Autour du Canal de Bourgogne en partenariat avec Voies Navigables de France, l’ACTA, les Aventuriers de l’Auxois, le foyer rural de Marigny-le-Cahouët, le Comité des Fêtes de Chassey et les communes (Pouillenay, Chassey, Marigny)

Balade_Gourmande_flier

 

Balade Gourmande dimanche 25 juin dans la Vallée de Marigny

 

Le dimanche 25 juin 2017 une balade pédestre avec déjeuner d’écluses en écluses le long du canal de Bourgogne entre Pouillenay et Marigny Le Cahouet est en cours de préparation, en partenariat avec VNF.

Le programme sera le suivant (à confirmer) :

En remontant le canal

  • Port de pouillenay : accueil et remise des tickets
  • Ecluse 41 (rte de Souhey Marigny): apéritif offert par VNF
  • A Chassey (vide-grenier) : entrée par le comité des fêtes de Chassey
  • Marigny (à côté du tennis) : grillades par le foyer rural et la mairie de Marigny
  • Balade vers le château via le pont “romain”

Retour sur le canal, pour le redescendre

  • Ecluse 31 (la voie de chemin de fer croise le canal) : Fromage par l’ACTA
  • Ecluse 41 (rte de Souhey Marigny) : dessert par les aventuriers de l’Auxois

Sur ces 8 km, des stands pédagogiques (pêche, faune, flore, histoire …) s’intercaleront entre les pauses restauration de la balade gourmande.

L’objet de cette manifestation, outre de passer une journée agréable et conviviale au bord du canal, est de faire mieux connaître le canal sous tous ses aspects et d’initier une opération de replantation d’arbres au bord du canal. Une souscription sera lancée le 25 juin et le chantier de plantation (160 arbres) se déroulera à l’automne 2017 en amont du pont de Luziau, en face le MuséoParc et en aval de l’écluse 54Y.

Les coorganisateurs de cette balade gourmande sont :

  • VNF Dijon (DTCB)
  • Les aventuriers de Pouillenay
  • Le foyer rural de Marigny- le Cahouet
  • Le comité des fêtes de Chassey
  • Le train de l’ACTA
  • L’association « Autour du canal de Bourgogne »

Les inscriptions seront ouvertes à partir du 10 mai et seront limitées à 200 personnes. Le prix de la balade gourmande est fixé à 20€ / adulte et 10€ / enfant -10 ans.

Ouverture des inscriptions sur ce site le 10 mai.

Nous recherchons pour cette manifestation  des cartes postales anciennes, des témoignages de la vie économique et sociale “l’histoire du canal dans la vallée de Marigny” depuis 1800.

Quel avenir pour la Vallée de Marigny ?

C’est un endroit très particulier sur le Canal de Bourgogne que cette « Vallée de Marigny. Cette trouée à travers le “Haut Auxois”, drainée par le ru de la Lochére, est empruntée par le canal pour passer de la vallée de la Brenne à celle de l’Armançon.
Ce passage a été retenu par les constructeurs du canal (1832) pour éviter les étroits méandres de l’Armançon au niveau de Semur.
Il faut noter que la ligne de chemin de fer de Maison-Dieu aux Laumes-Alésia, a choisi en 1876 ce même passage, pour sa moindre déclivité (ligne aujourd’hui animée par l’ACTA).

vallee-de-marigny

La particularité du canal à cet endroit est qu’il s’élève de 100 m sur moins de 14 km, et donc comporte une densité particulièrement forte d’écluses, de la 55Y “Venarey” (alt 240m) à la 16Y “Charigny” (alt 340 m). Dans le milieu des canaux, on parle d’ ”échelles”, et ici plus particulièrement des échelles de Pouillenay et de Marigny.
Cette prouesse technique, galère pour les mariniers et les exploitants du canal, est un régal pour les promeneurs à pied ou à vélo. Avec la concentration de maisons éclusières et d’écluses, l’aspect tortueux du canal qui épouse le terrain naturel, la succession de miroirs d’eau dans lequel se reflètent des centaines de peupliers, il se dégage de cet endroit une ambiance particulière, très agréable, apaisante et unique.

Or cet endroit semble un peu délaissé. Lors de ma dernière balade, j’ai pu voir des signes d’abandon manifeste : maisons ouvertes, portes et volets battants au vent, carreaux brisés, de nombreux arbres malades ou cassés, gisant dans le talus.

Même si on note un bon état général du canal en lui-même (berges, bajoyers), et même des toits récemments refaits, mais quand on y réfléchit un peu, on trouve tout un faisceau d’éléments qui font craindre une fermeture prochaine :
– Le plus “à la mode” est celui du réchauffement climatique. L’université de Bourgogne a montré à travers une étude nommée « Hyccare » qu’il n’y aura plus assez d’eau de surface pour alimenter le canal en 2040. C’est “demain” quand il s’agit de penser à l’avenir du territoire.
– Les coûts d’exploitation et de maintenance élevés (à cause des 40 écluses et la voûte de Pouilly)
– Ce dernier point est d’autant plus fort ici quand on le rapporte à la faible fréquentation du secteur (à cause du handicap à la navigation que constituent les 40 écluses et la voûte de Pouilly).
– Les fuites d’eau importantes dans cette partie du canal, car il est ici souvent construit en remblai. On limite ce phénomène par un abaissement du niveau d’eau, mais cela réduit d’autant le mouillage.
– La forte soif du Grand Dijon et de ses 250 000 habitants (plus de la moitié des électeurs du 21 !). Les grands opérateurs de la distribution d’eau potable lorgnent tous vers les réservoirs du canal, représentant des millions de m3 d’eau presque potable et qui grâce au canal, arrivent au cœur de Dijon.
– La baisse, lente mais continue depuis les années 2000, de la fréquentation fluviale des canaux bourguignons
– Le désengagement de VNF national (Béthunes) pour ces “petits” canaux. Rappelez-vous qu’en 2011, VNF a voulu les céder à la Région Bourgogne, en vain.
– La définition au sein de VNF régional (la DTCB) d’un axe à “vocations multiples”, sur lequel sera développé le fret : L’axe Saône-Seine, par le canal de Centre, le Latéral à la Loire, le canal de Briare et le canal du Loing. les travaux de dragage d’entretien par exemple sont réalisés “en priorité” sur l’axe Saône-Seine. Le canal de Bourgogne, classé dans les canaux à vocation touristique, souffre d’un envasement important.
– La pression “écolo” pour le retour à l’état naturel des cours d’eau, et donc, à terme, l’effacement des barrages qui alimentent le canal sur ses parties basses.
– L’alimentation déjà perfectible du canal de Bourgogne, encore réduite par la mise aux normes européennes (pour crues quinqua-millénaires) des barrages réservoirs.

A noter que depuis quelques mois, VNF ne renouvelle plus les baux d’occupation des maisons éclusières (sous prétexte de raccordements VRD, alors que des gens y vivent depuis près de 200 ans).

Que se trame-t-il ? Quelle histoire est elle en train de s’écrire ici, sous nos yeux ?

La fin de la navigation sonnera la fin de l’entretien des écluses (les bajoyers, les abords et tout le patrimoine bâti). Il ne faut pas oublier que ces échelles sont artificielles, donc particulièrement fragiles et que sans un entretien régulier, la nature reprendra vite ses droits.
Après le départ des agents du canal, les pêcheurs suivront. Le manque du renouvellement de l’eau étant peu favorable au milieu halieutique.

Dommage car le territoire est déjà peu fréquenté. On dénombre juste un peu plus de 1 000 habitants dans l’ensemble des villages qui bordent ce petit paradis, ces 40 km de ruralité fragile.
Tout cela n’empêchera pas le passage des vélos, certes, mais pour quel plaisir ?
Le spectacle risque de perdre grandement de sa magie : une vague tranchée reconquise par la végétation où subsistent quelques flaques, des portes d’écluses qui tombent, des maisons éclusières vandalisées, des peupliers squelettiques, et plus personne, plus de vie.
Et même si cette vallée de Marigny ne représente que 14 km sur les 242 km du canal, sa disparition serait catastrophique pour tout le canal de Bourgogne, qui dans un premier temps se résumerait en 2 bouts de canaux borgnes.

Cet endroit aura perdu tout son charme, son âme, et l’Auxois une chance de maintenir une activité économique, et sa population.
Il y a urgence à inventer une (ou plusieurs) raison(s) de venir ici.

Téléchargez cet article (avec illustrations)

L Richoux le 19 nov 2016